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mercredi 7 septembre 2011

[Belladone] Chapitre 2

Chapitre 2 -  La nouvelle.


Les pensionnaires profitaient des derniers beaux jours de cette fin d’été en jouant au bord de la falaise. La silhouette d’une embarcation se dessinait sur l’horizon, elle se faufilait à travers les récifs avec souplesse.
C’était le jeune facteur, qui, comme toutes les deux semaines, venait apporter le courrier, déposer les vivres nécessaires à la vie du pensionnat et récupérer les envois pour les familles. Comme chaque fois, un groupe d’élèves venait aider au déchargement des grosses caisses de bois.

Au loin, toujours perchées sur leur falaise, les jeunes filles profitaient de la vue imprenable sur les garçons en plein effort. Lilyo était en appuie sur ces deux mains délicates, les genoux posés sur le muret en pierre qui bordait leur terrain d’observation. Juste à coté d’elle, Jadyel, assise les pieds dans le vide commentait la vue :
                - tiens donc, ils n’ont pas choisi les plus costauds cette fois-ci !
Oxine, un peu en retrait rigolait discrètement aux commentaires de sa camarade de chambre. Elle s’était agenouillée dans l’herbe tendre et arrangeait ses cheveux comme elle le pouvait avec le vent qui s’amusait à la décoiffer en bourrasque moqueuse.

Lilyo se penchait dangereusement au dessus du précipice en marmonnant.
-          on dirait… mais c’est … il y’a…
Crimylde arrivait en courant dans le dos des filles qui ne l’avaient pas remarquée, elle se jetta sur le pan du ruban qui entourait la taille gracile de Lilyo et tira de toute ses force jusqu'à ce qu’elle lui retomba dans les bras.
-          Mais tu es folle !!! ça fait mal et tu m’a coupé la respiration !
-          Elle à crue que tu allais tomber, réplica Oxine.
-          Mais non, j’ai un excellent équilibre, tout le monde le sait, et en plus il y’a une fille en bas, avec le beau facteur !
Toutes les filles s’avancèrent et regardèrent en contrebas, près du petit chemin de terre. En effet, une jeune fille brune, munie d’une grosse valise et d’une peluche vieillotte était en train de s’extirper de l’embarcation  avec toutes les peines du monde. Un bout de sa robe trempait ridiculement dans l’eau à hauteur d’une vingtaine de centimètre, un de ses pieds était coincé sur le rebord de l’embarcation qui s’éloignait du bord, et elle tenait sa peluche à bout de bras pour ne pas la salir.
La scène pourtant pitoyable ne semblait pas faire sourciller l’assemblée. Le facteur, favori de ses dames, vola au secours de la petite maladroite. Il l’empoignât par la taille, la souleva, elle et ses bagages sur lesquelles ses petites mains s’étaient crispées de surprise, et la déposa comme un paquet sur un rocher. La brunette rougie et baissa la tête puis entamât la longue côte qui menait au pensionnat sans remercier le bel homme.

Arrivée à mi chemin, elle fut accueillit par la gérante qui l’escorterait jusqu’au bureau des admissions. La femme d’âge moyen, haletante, pris la valise et revint sur ses pas accompagnée de la fillette.

Perchée sur le muret, sans rien avoir perdu de la scène, Lilyo fulminait.
-          Mais c’est qui cette empotée ?
-          Surement une nouvelle, répondit Jadyel pleine d’enthousiasme.
-          Ça on avait remarquée, réplica Gladys qui se manifestait pour la première fois depuis des jours, bien qu’elle fût toujours en présence du groupe.
Gladys était une fillette blonde, bouclée et toujours d’apparence soignée. Bien qu’elle présentait tous les traits d’une petite fille avenante, c’était une grande associable. Elle ne supportait pas les bavardages, qu’on lui porte la moindre attention et surtout pas qu’on lui adresse la parole. C’est d’ailleurs pour cette dernière raison que les filles reprirent leurs suppositions sans relever la remarque de la jeune bouclée.


La nouvelle atteignit le patio en silence, serrant se paluche de toute ses force. Une fois devant la petite cours fleurie où trônait une fontaine bruyante elle ne put se contenir.
-          Oh comme c’est beau ! han les belles fleurs ! j’ai envie d’aller jouer à la fontaine !
-          Mademoiselle ! s’offusqua la gérante qui la rattrapa illico, vous devez allez au bureau des admissions avant toutes autres choses.
-          Ah oui, c’est vrai…
La femme leva les yeux au ciel et poussa poliment la petite vers l’entrée principale. Une fois devant la porte du bureau, elle fit signe à la future pensionnaire d’attendre un moment puis disparue dans la pièce. Un homme âgé était assis à son bureau, il paraissait y être figé depuis des année, tel qu’en témoignait une vielle photographie exposée derrière lui.
-          Elle est arrivée, indiqua la gérante.
-          Bien bien… j’espère que ça va bien se passer.
-          Je la fais entrer ?
-          Oui, avant qu’elle n’aille se perdre dans les couloirs si possible, et faite appeler Zoshua s’il vous plaît.

La petite brune entra sans un mot, écarquillant les yeux à la vue du vieille homme qui l’attendait.
-          Assied-toi, lui dit-il
Après une légère hésitation elle fit ce qu’on lui demandait. Elle posa sa peluche sur ces genoux, pris une profonde et bruyant respiration et demanda :
-          Pardonnez-moi Monsieur, mais qui êtes vous ?
-          Je suis le monsieur des admissions répondit-il sans surprise.
-          Ah oui, c’est vrai !
-          Bien écoutes, à cause de ton… (il hésitât un court instant ) de ton problème d’attention, nous allons demander à une de tes camarades de veiller sur toi et de te guider dans les bâtiments.
-          Un ange gardien rien que pour moi ?
-          En quelque sorte, elle t’évitera surtout de te perdre entre les différentes salles de cours, les dortoirs et la bibliothèque…
-          Excusez-moi, mais où sont les sanitaires s’il vous plait ?

L’homme sourit, en gardant un air inquiet, et lui demandât d’attendre sa camarade.
Zoshua arriva rapidement, la bibliothèque où elle avait passée l’après midi n’était pas loin. Elle entra dans le bureau sans frapper et se teint debout face au vielle homme.
-          vous vouliez me voir monsieur ?
-          oui je voulais te présenter Thildène, votre nouvelle camarade, elle dormira dans votre dortoir, nous sommes en train d’y faire installer ses affaires.
Assied-toi, je dois te confier une mission particulière.

Zoshua, exaltée écoutât l’homme, elle se sentait vraiment utile pour une fois !


2 commentaires:

  1. Tu as vraiment un énorme talent, j'ai très envie de lire la suite ♥

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  2. J'adhère complêtement , vivement la suite :D

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